Que sont le RSI et le syndrome du canal carpien ?
29.01.2026

Que sont le RSI et le syndrome du canal carpien ?

Vous avez probablement déjà entendu parler des troubles musculosquelettiques liés aux gestes répétitifs (RSI), mais savez‑vous réellement de quoi il s’agit ? Que vous travailliez à distance, au bureau ou en mode hybride, c’est un sujet essentiel à prendre en compte. Selon la RSI Association, un travailleur sur 50 au Royaume‑Uni a déjà déclaré une pathologie liée aux RSI, et 5,4 millions de journées de travail sont perdues chaque année en raison de ces troubles*. Un impact significatif — pour les collaborateurs comme pour les entreprises — mais surtout, un risque largement évitable.

Vous avez probablement déjà entendu parler des lésions par stress répétitif (RSI), mais savez‑vous réellement de quoi il s’agit ?
Que vous travailliez à distance, au bureau ou en mode hybride, c’est un sujet essentiel à prendre en compte au quotidien. Selon la RSI Association, un travailleur sur 50 au Royaume‑Uni a déclaré souffrir d’une pathologie liée aux RSI, et 5,4 millions de journées de travail sont perdues chaque année en arrêts maladie pour cette raison*. Un impact important, tant pour les collaborateurs que pour les employeurs — et surtout, un risque largement évitable.

Dans cet article, nous explorons les causes et les symptômes des RSI, leur impact sur la santé et la productivité, ainsi que des conseils pratiques et des mesures de prévention que vous et votre employeur pouvez mettre en place pour créer un environnement de travail plus sain, plus confortable et durablement performant.

 

Qu’est-ce que le RSI et le syndrome du canal carpien ?

RSI signifie lésion par effort répétitif (Repetitive Strain Injury), qui correspond à une douleur causée par l’utilisation répétée d’une même partie du corps. Cela peut survenir lors d’activités répétitives, en particulier celles sollicitant les mains et les poignets, comme la coiffure, la décoration ou la dactylographie.

Et cela ne nécessite pas forcément des mouvements intensifs : il est possible de souffrir de RSI simplement en effectuant de très petites actions répétitives, comme des micro‑mouvements avec une souris d’ordinateur. La plupart des métiers impliquent des gestes similaires au quotidien, il n’est donc pas surprenant que les lésions par effort répétitif soient courantes sur le lieu de travail…

Les affections fréquemment associées aux RSI incluent la tendinite et le syndrome du canal carpien, qui affecte les nerfs au niveau du poignet.

Quels sont les symptômes les plus courants des blessures liées au RSI ?

Les RSI peuvent provoquer différents types d’inconfort, notamment des douleurs, des raideurs, des picotements ou des gonflements.

Les zones les plus fréquemment touchées par les blessures dues aux efforts répétitifs sont les épaules, les coudes, les avant-bras, les poignets, les mains et les doigts. Si vous avez déjà dû travailler ou taper au clavier avec une RSI au niveau des poignets, vous savez à quel point il est difficile de fonctionner avec ce type de blessure.

Comme vous pouvez l’imaginer, ressentir une douleur dans une partie du corps que vous sollicitez constamment pour votre travail peut poser de sérieux problèmes de productivité, vous ralentir considérablement et, dans certains cas, entraîner un arrêt maladie.

En ce qui concerne le temps de guérison d’une blessure par effort répétitif, celui‑ci peut varier de quelques semaines à plusieurs mois. Comme le dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir — et les RSI ne font pas exception. Mais concrètement, à quoi ressemble la prévention des RSI au travail ?

Comment éviter les RSI au travail grâce à un équipement ergonomique

Tout commence par l’ergonomie, et la première chose à examiner est l’aménagement de votre poste de travail. Votre chaise est‑elle réglée à la bonne hauteur pour votre corps, avec les pieds à plat sur le sol — ou sur un repose‑pieds — et les hanches, les genoux et les coudes formant un angle d’environ 90 degrés ?
Si ce n’est pas le cas, ajustez la hauteur de votre siège en conséquence, que vous travailliez à un bureau fixe ou à une table de cuisine.

Le haut de votre écran doit se situer au niveau des yeux ou légèrement en dessous, le regard dirigé vers le centre de l’écran afin de maintenir le cou dans une position neutre et éviter de vous courber. Votre moniteur doit se trouver à une longueur de bras, afin de limiter les tensions au niveau du cou et des épaules, idéalement à l’aide d’un support ou d’un bras pour écran.
Si vous travaillez sur un ordinateur portable sans écran secondaire, un support réglable offrant différentes hauteurs et angles de vision constitue également une solution efficace pour créer un espace de travail ergonomique.

Si vous utilisez régulièrement un clavier et une souris, vos poignets peuvent être fortement sollicités s’ils ne sont pas correctement soutenus. Selon une étude de cas de 2016**, les mains, les poignets et les doigts présentaient le plus fréquemment des symptômes de RSI chez la majorité des participants. Pourtant, il s’agit de l’un des ajustements posturaux les plus simples et les plus abordables à mettre en place.
Les repose‑poignets pour clavier et souris — ou les tapis de souris avec support intégré — sont essentiels pour maintenir les mains dans une position neutre, améliorer le confort et réduire la tension.

Comment éviter les RIS au travail en bougeant davantage votre corps

Saviez‑vous qu’en moyenne, les employés passent 80 % de leur journée assis devant des écrans, et que plus de 30 % des personnes âgées de 35 à 50 ans souffrent de problèmes chroniques de dos ? †
Nous savons à quel point il est facile de rester assis pendant des heures dans une même position, mais l’un des moyens les plus simples et les plus efficaces de soulager les tensions consiste à interrompre régulièrement la position assise.

Nous sommes de grands adeptes de la technique Pomodoro. Vous ne la connaissez pas ? Cette méthode éprouvée utilise un minuteur pour diviser le travail en intervalles — généralement 25 minutes, suivies de pauses de 5 minutes. Cela peut donner l’impression de faire trop de pauses, mais il est largement reconnu que cette approche permet d’améliorer la productivité tout au long de la journée. ***

Prendre de courtes pauses est l’une des meilleures façons d’intégrer davantage de mouvement dans votre journée. Choisissez quelques postures de yoga que vous aimez et prenez le temps de vous étirer. Tenez‑vous sur une jambe pendant que la bouilloire chauffe. Mettez la radio et enchaînez quelques jumping jacks. Vous avez un tapis de course à la maison ? C’est le moment idéal pour monter dessus et marcher ou courir quelques minutes.

Comment éviter les RIS au travail en alternant entre position assise et debout

Si vous avez la possibilité de vous lever et de travailler debout à n’importe quel moment de la journée, saisissez‑la. Nous apprécions particulièrement les réunions régulières, qu’elles soient en présentiel ou virtuelles — d’autant plus qu’aujourd’hui, l’IA peut facilement se charger de la prise de notes.

Grâce à un bureau assis‑debout, il devient simple de rester debout tout en travaillant, avec des bénéfices potentiels tels qu’une réduction de la fatigue, une meilleure concentration, une diminution des tensions dans la nuque et le dos, ainsi qu’une pression moindre sur la colonne vertébrale.
En réalité, rester debout seulement 15 minutes par heure permettrait de brûler 20 000 calories supplémentaires par an, ce qui équivaut à la dépense énergétique d’un marathon complet !

Le petit bureau électrique assis‑debout Leitz Ergo constitue une solution astucieuse, grâce à son réglage électrique fluide de la hauteur qui permet de passer facilement de la position assise à la position debout d’un simple bouton. Les rappels intégrés pratiques pour se lever vous aident également à ne jamais oublier de changer de position au cours de la journée.

 

Quels changements puis-je apporter pour prévenir les RIS au travail ?

Les blessures dues aux efforts répétitifs sont un problème courant mais évitable, pouvant entraîner des complications pendant des semaines, voire des mois. Avec des symptômes allant d’un léger inconfort à des douleurs intenses, les RSI ne peuvent être ignorées — surtout lorsque l’on sait que plus de 30 % de l’absentéisme est lié à des troubles musculosquelettiques.  Des stratégies de prévention, telles que l’utilisation d’équipements ergonomiques adaptés, l’augmentation du mouvement au quotidien et l’alternance entre positions assise et debout, permettent de réduire efficacement le risque de blessures liées aux efforts répétitifs. Des employés en meilleure santé sont plus satisfaits — et la productivité s’en trouve renforcée.

Examinez l’aménagement de votre espace de travail. Y a‑t‑il des éléments à améliorer ? Observez comment votre corps réagit après avoir apporté des ajustements à votre poste, et faites un effort conscient pour bouger davantage. Vous voulez connaître la formule idéale ? 60 % d’une journée de travail type devrait être passée assise, 30 % debout et 10 % en mouvement.

Si vous êtes responsable d’une équipe ou d’un département, combien de ces recommandations pouvez‑vous mettre en pratique pour améliorer le bien‑être de vos collaborateurs ? Il ne s’agit pas seulement de se conformer à la législation européenne †† : nous sommes convaincus que ces actions produiront des bénéfices positifs et durables à long terme.

*Source : Faits et chiffres RSI (www.rsi.org.uk/pdf/Facts_Figures.pdf)

**Source : Blessures par contrainte répétitive (RSI) chez les utilisateurs d’ordinateurs : étude de cas dans une entreprise de télécommunications, Malaysian Journal of Public Health Medicine, 2016 (www.researchgate.net/publication/317219877_Repetitive_Strain_Injury_RSI_among_computer_users_A_case_study_in_telecommunication_company) ***https://www.todoist.com/productivity-methods/pomodoro-technique

†Source : Statistiques des fonds d’assurance santé de l’entreprise, (https://acco.1kcloud.com/ep16634b22b2c6b4/#8)

††'La directive-cadre (89/391/CEE) impose un devoir de diligence aux employeurs, les obligeant à prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des employés, ce qui inclut des considérations ergonomiques.